Pour Pâques, je vous offre ceci, que j'ai obtenu d'un ami pakistanais sur Facebook:
Admettez-le: vous êtes déçu que c'est pas du hash. Nan, je rigole.
Bon, c'est une photo d'une deuche, de toute évidence. Ce qui se voit moins c'est qu'elle se trouve à la célèbre Passe de Khyber, entre le Pakistan et l'Afghanistan, utilisée entre autres par Alexandre de Macédoine pour atteindre l'Inde. Pis d'autre part elle (la deuche, pas la passe) est immatriculée dans le 93 et la photo date des années 70 donc en gros, eux-autres étaient pratiquement mes voisins. Surtout vu depuis la passe de Khyber, le 75 et le 93, y a pas trop de différence. Ça me tenterait bien de voir si je peux retrouver ses gens... mais bon d'un autre côté chuis paresseuse, quand-même, donc bon, ptêtre un aut' jour.
Allez bye, Christos a înviat, j'essayerai d'écrire davantage cette année que celle d'avant.
Affichage des articles dont le libellé est De choses et d'autres. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est De choses et d'autres. Afficher tous les articles
dimanche 20 avril 2014
dimanche 8 avril 2012
vendredi 24 février 2012
L'étiquette se perd
Un des millions de trucs qui m'énervent, c'est la façon qu'ont les gens ici de demander « qu'est-ce que tu fais telle date ? »
On pourrait croire qu'ils s'intéressent à ta vie, mais c'est plus sournois que ça. Ça veut dire qu'ils veulent te demander de faire quelque chose. Ça pourrait être un truc intéressant, genre une partie de Risk, mais le plus souvent c'est gonflant, par exemple le concert de Noël de leurs mômes, ou plus probablement, ils ont besoin d'aide pour déménager, emporter leurs bouteilles vides au recyclage, emprunter ta voiture pour faire leur épicerie... Donc si tu dis « rien », après t'as pas d'excuse pour leur échapper, mais si tu inventes une excuse, tu risques de rater un truc bien. Il faut choisir avant de savoir de quoi il s'agit.
Quand c'est un gars, encore, c'est pas difficile. Il veut presque certainement te demander un rencard (encore que bon, y'en a quand même qui me demandent d'emporter leurs bouteilles au recyclage), donc si il t'intéresse, tu dis « bof, rien, et toi ? » Sinon, un truc nase. Moins t'aimes le gars, plus l'excuse peut être nulle, genre « tu fais quoi à fin de semaine ? – Ma lessive. » Le seul ennui c'est que comme le gars t'a en fait rien demandé, il peut se dire qu'il ne vient pas de se prendre un râteau, et hop, il repart à l'attaque la semaine suivante.
Bon. Mais quand c'est une fille, ça devient plus compliqué. Parce que ça pourrait être intéressant. Une fois, quelqu'un m'a donné un billet gratuit pour Hamlet (Solo). Ou encore ça pourrait être une rencontre politique, une étude de Bible ou un cercle de tricot. Donc si tu dis que t'es prise, tu pourrais manquer un truc intéressant. Bizarrement, moins tu connais la personne, plus ça a de chance d'être bien, donc, chose étrange, il est important de mentir à tes amies. Et encore plus à tes camarades d'ouvrage, mais ça on le savait déjà. Moins tu causes avec tes camarades d'ouvrage, moins elles te font de misères.
C'est bête, cette affaire. Ça serait pourtant pas difficile de dire « est-ce que tu voudrais faire telle chose à telle date ? » Enfin heureusement, maintenant j'ai un bon truc. Si on me demande ce que je fais à fin de semaine, je dis « j'emmène des gosses autistes à la piscine, tu viens m'aider ? » Et hop, on ne vient plus m'achaler avec ces questions piégées.
On pourrait croire qu'ils s'intéressent à ta vie, mais c'est plus sournois que ça. Ça veut dire qu'ils veulent te demander de faire quelque chose. Ça pourrait être un truc intéressant, genre une partie de Risk, mais le plus souvent c'est gonflant, par exemple le concert de Noël de leurs mômes, ou plus probablement, ils ont besoin d'aide pour déménager, emporter leurs bouteilles vides au recyclage, emprunter ta voiture pour faire leur épicerie... Donc si tu dis « rien », après t'as pas d'excuse pour leur échapper, mais si tu inventes une excuse, tu risques de rater un truc bien. Il faut choisir avant de savoir de quoi il s'agit.
Quand c'est un gars, encore, c'est pas difficile. Il veut presque certainement te demander un rencard (encore que bon, y'en a quand même qui me demandent d'emporter leurs bouteilles au recyclage), donc si il t'intéresse, tu dis « bof, rien, et toi ? » Sinon, un truc nase. Moins t'aimes le gars, plus l'excuse peut être nulle, genre « tu fais quoi à fin de semaine ? – Ma lessive. » Le seul ennui c'est que comme le gars t'a en fait rien demandé, il peut se dire qu'il ne vient pas de se prendre un râteau, et hop, il repart à l'attaque la semaine suivante.
Bon. Mais quand c'est une fille, ça devient plus compliqué. Parce que ça pourrait être intéressant. Une fois, quelqu'un m'a donné un billet gratuit pour Hamlet (Solo). Ou encore ça pourrait être une rencontre politique, une étude de Bible ou un cercle de tricot. Donc si tu dis que t'es prise, tu pourrais manquer un truc intéressant. Bizarrement, moins tu connais la personne, plus ça a de chance d'être bien, donc, chose étrange, il est important de mentir à tes amies. Et encore plus à tes camarades d'ouvrage, mais ça on le savait déjà. Moins tu causes avec tes camarades d'ouvrage, moins elles te font de misères.
C'est bête, cette affaire. Ça serait pourtant pas difficile de dire « est-ce que tu voudrais faire telle chose à telle date ? » Enfin heureusement, maintenant j'ai un bon truc. Si on me demande ce que je fais à fin de semaine, je dis « j'emmène des gosses autistes à la piscine, tu viens m'aider ? » Et hop, on ne vient plus m'achaler avec ces questions piégées.
mardi 27 décembre 2011
Joyeux Noël, ou quelque chose
L’oiseau Lyre
Deux et deux quatre
quatre et quarte huit
huit et huit font seize…
Répétez ! dit le maître
Deux et deux quatre
quatre et quatre huit
huit et huit font seize.
Mais voilà l’oiseau lyre
qui passe dans le ciel
l’enfant le voit
l’enfant l’entend
l’enfant l’appelle
Sauve-moi
joue avec moi
oiseau !
Alors l’oiseau descend
et joue avec l’enfant
Deux et deux quatre…
Répétez ! dit le maître
et l’enfant joue
l’oiseau joue avec lui…
Quatre et quatre huit
huit et huit font seize
et seize et seize qu’est-ce qu’ils font ?
Ils ne font rien seize et seize
et surtout pas trente-deux
de toute façon
ils s’en vont.
Et l’enfant a caché l’oiseau
dans son pupitre
et tous les enfants
entendent sa chanson
et tous les enfants
entendent la musique
et huit et huit à leur tour s’en vont
et quatre et quatre et deux et deux
à leur tour fichent le camp
et un et un ne font ni une ni deux
un à un s’en vont également.
Et l’oiseau lyre joue
et l’enfant chante
et le professeur crie :
Quand vous aurez fini de faire le pitre
Mais tous les autres enfants
écoutent la musique
et les murs de la classe
s’écroulent tranquillement
Et les vitres redeviennent sable
l’encre redevient eau
les pupitres redeviennent arbres
la craie redevient falaise
le porte-plume redevient oiseau.
Deux et deux quatre
quatre et quarte huit
huit et huit font seize…
Répétez ! dit le maître
Deux et deux quatre
quatre et quatre huit
huit et huit font seize.
Mais voilà l’oiseau lyre
qui passe dans le ciel
l’enfant le voit
l’enfant l’entend
l’enfant l’appelle
Sauve-moi
joue avec moi
oiseau !
Alors l’oiseau descend
et joue avec l’enfant
Deux et deux quatre…
Répétez ! dit le maître
et l’enfant joue
l’oiseau joue avec lui…
Quatre et quatre huit
huit et huit font seize
et seize et seize qu’est-ce qu’ils font ?
Ils ne font rien seize et seize
et surtout pas trente-deux
de toute façon
ils s’en vont.
Et l’enfant a caché l’oiseau
dans son pupitre
et tous les enfants
entendent sa chanson
et tous les enfants
entendent la musique
et huit et huit à leur tour s’en vont
et quatre et quatre et deux et deux
à leur tour fichent le camp
et un et un ne font ni une ni deux
un à un s’en vont également.
Et l’oiseau lyre joue
et l’enfant chante
et le professeur crie :
Quand vous aurez fini de faire le pitre
Mais tous les autres enfants
écoutent la musique
et les murs de la classe
s’écroulent tranquillement
Et les vitres redeviennent sable
l’encre redevient eau
les pupitres redeviennent arbres
la craie redevient falaise
le porte-plume redevient oiseau.
- Jacques Prévert
lundi 10 octobre 2011
Le Thanksgiving chez moi
Aujourd'hui (hier, quand vous lirez ceci), c'est le Thanksgiving, ma fête préférée. Je le passe chez moi à ne rien faire... ou on le croirait, à l'œil nu. Je n'ai pas à cuisiner, car j'ai eu mon souper de Thanksgiving hier à l'église pentecôtiste, qui nourrissait gratuitement les pauvres, les esseulés, et d'autres qui préféraient être là qu'ailleurs, comme ma députée qui est venue avec son mari, son fils, sa belle-fille et ses deux petites-filles. Donc, des pauvres et des esseulés, et des riches avec leurs familles. C'était bien. Chose étrange, les riches circulent et parlent à tout le monde, les pauvres esseulés gardent les yeux sur leur assiette. Enfin bon. Un bon souper de Thanksgiving gratuit chez quelqu'un d'autre, c'est toujours ça de pris. Pis il n'y avait pas de boisson, c'est encore mieux.
Donc, puisque j'ai déjà eu mon souper, aujourd'hui je n'ai rien de prévu, et pourtant je me sens festive. J'ai broyé des coquilles d'œufs pour mes citronniers, qui ont pris deux ans dimanche dernier (même anniversaire que Gandhi). J'ai passé quelque temps dans mon jardin, qui est toujours en fleur alors que tous les "vrais" jardiniers avec des "vrais" jardins ont déjà été gelés. Ici sur mon balcon, d'abord j'ai l'altitude et la quantité prodigieuse de chaleur perdue par ma porte-fenêtre, mais en plus j'ai le soleil du matin, qui dissipe donc le froid alors que les jardins des autres sont toujours dans l'ombre. Le vent froid a tué pas mal de feuilles, mais j'ai toujours des coquelicots, des pensées, des belles-de-jour, des pâquerettes, et d'autres fleurs dont je ne connais pas les noms français. J'ai même planté des bulbes de tulipes et de jonquilles, pour voir.
Puis, je nettoie la maison. Ça vous parait peut-être pas festif, mais après des années de vagabondage, j'ai enfin réussi cette année à m'installer complètement chez moi, grâce au non-job de Rocanville. J'ai une place pour chaque chose et chaque chose à sa place, toutes les caisses sont vidées et rangées, et j'ai même pu m'acheter un balai, une vadrouille et un seau. Pas que ce soit cher, mais pourquoi en acheter quand on n'est pas chez soi? Alors aujourd'hui, grand nettoyage; plafond, lino, époussetage, balayeuse, et bien sûr, nettoyage du jardin. Et j'ai même un candélabre sur le mur avec des bougies qui sentent bon. Il faudrait aussi que je fasse les carreaux, mais pour ça j'attendrais qu'il fasse plus chaud. Un de ces jours, je vais même me décider à peinturer les murs, qui sont en ce moment d'un mauve gerbique. Tout ça ne prend pas longtemps, car je n'ai "que" 40 m². Pour les canadiens, c'est petit et cher, mais pour les français, une personne et un chien dans 40 m², c'est le luxe.
A part nettoyer, j'ai donc encore le temps de faire autre chose, et comme je suis bien installée, j'ai même des passe-temps à portée de la main. Des livres de bibliothèque, mon violon, deux sermons à écrire car j'avais une semaine de retard, et tiens, ai-je parlé de mon jardin? Je pourrais même me remettre au crochet; j'avais tout rangé le jour où j'étais censée partir pour Rocanville début mai, mais je pourrais le ressortir et finir mon projet. Pis je pourrais trier des photos et en faire imprimer et encadrer pour mettre sur mes murs, maintenant que je suis "chez moi" et que ça vaut la peine de décorer. Sauf que j'hésite un peu entre des photos de ma famille, ou des trucs que je trouve sur Radio Canada, genre des gosses qui meurent de faim en Somalie. Je pourrais faire deux murs: un sur ma famille, un sur les drames du monde. Ou encore mélanger les deux. Enfin l'important, c'est que je peux y réfléchir, car je suis "chez moi" et il n'y aura pas lieu d'en partir bientôt.
On peut donc dire que cette année pour le Thanksgiving, tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté. Enfin surtout ordre et calme; le reste beaucoup moins. Mais après tous les drames des... euh... au moins neuf dernières années, ça vaut bien la peine d'être reconnaissant.
Joyeux Thanksgiving de retard à vous autres aussi!
Donc, puisque j'ai déjà eu mon souper, aujourd'hui je n'ai rien de prévu, et pourtant je me sens festive. J'ai broyé des coquilles d'œufs pour mes citronniers, qui ont pris deux ans dimanche dernier (même anniversaire que Gandhi). J'ai passé quelque temps dans mon jardin, qui est toujours en fleur alors que tous les "vrais" jardiniers avec des "vrais" jardins ont déjà été gelés. Ici sur mon balcon, d'abord j'ai l'altitude et la quantité prodigieuse de chaleur perdue par ma porte-fenêtre, mais en plus j'ai le soleil du matin, qui dissipe donc le froid alors que les jardins des autres sont toujours dans l'ombre. Le vent froid a tué pas mal de feuilles, mais j'ai toujours des coquelicots, des pensées, des belles-de-jour, des pâquerettes, et d'autres fleurs dont je ne connais pas les noms français. J'ai même planté des bulbes de tulipes et de jonquilles, pour voir.
Puis, je nettoie la maison. Ça vous parait peut-être pas festif, mais après des années de vagabondage, j'ai enfin réussi cette année à m'installer complètement chez moi, grâce au non-job de Rocanville. J'ai une place pour chaque chose et chaque chose à sa place, toutes les caisses sont vidées et rangées, et j'ai même pu m'acheter un balai, une vadrouille et un seau. Pas que ce soit cher, mais pourquoi en acheter quand on n'est pas chez soi? Alors aujourd'hui, grand nettoyage; plafond, lino, époussetage, balayeuse, et bien sûr, nettoyage du jardin. Et j'ai même un candélabre sur le mur avec des bougies qui sentent bon. Il faudrait aussi que je fasse les carreaux, mais pour ça j'attendrais qu'il fasse plus chaud. Un de ces jours, je vais même me décider à peinturer les murs, qui sont en ce moment d'un mauve gerbique. Tout ça ne prend pas longtemps, car je n'ai "que" 40 m². Pour les canadiens, c'est petit et cher, mais pour les français, une personne et un chien dans 40 m², c'est le luxe.
A part nettoyer, j'ai donc encore le temps de faire autre chose, et comme je suis bien installée, j'ai même des passe-temps à portée de la main. Des livres de bibliothèque, mon violon, deux sermons à écrire car j'avais une semaine de retard, et tiens, ai-je parlé de mon jardin? Je pourrais même me remettre au crochet; j'avais tout rangé le jour où j'étais censée partir pour Rocanville début mai, mais je pourrais le ressortir et finir mon projet. Pis je pourrais trier des photos et en faire imprimer et encadrer pour mettre sur mes murs, maintenant que je suis "chez moi" et que ça vaut la peine de décorer. Sauf que j'hésite un peu entre des photos de ma famille, ou des trucs que je trouve sur Radio Canada, genre des gosses qui meurent de faim en Somalie. Je pourrais faire deux murs: un sur ma famille, un sur les drames du monde. Ou encore mélanger les deux. Enfin l'important, c'est que je peux y réfléchir, car je suis "chez moi" et il n'y aura pas lieu d'en partir bientôt.
On peut donc dire que cette année pour le Thanksgiving, tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté. Enfin surtout ordre et calme; le reste beaucoup moins. Mais après tous les drames des... euh... au moins neuf dernières années, ça vaut bien la peine d'être reconnaissant.
Joyeux Thanksgiving de retard à vous autres aussi!
lundi 19 septembre 2011
Le meme de Proust
Les memes, en anglais, ce sont ces questionnaires qu'on se passe de blog en blog et que tout le monde fait sans jamais lire les réponses des autres. J'ignorais que ça existait déjà du temps de Proust, mais j'ai des amies plus cultivées que moi. Je réponds donc au meme de Proust, qui ne me parait pas plus malin que les modernes, mais puisque c'est Proust, ça doit être bon, non? (Haha, ouais, comme si j'avais lu Proust... Je vous parais assez patiente pour ça, moi?)
Le principal trait de mon caractère.
L'efficacité.
La qualité que je désire chez un homme.
L'efficacité.
La qualité que je désire chez une femme.
L'efficacité.
Ce que j’apprécie le plus chez mes amis.
Comme tout le monde, j'apprécie le plus qu'ils me renvoient une image de moi qui correspond à celle que je me fais. Mais j'aime bien aussi ceux qui me parlent même quand ils n'ont pas besoin que je leur rende service.
Mon principal défaut.
De croire que j'en sais plus que les autres... et d'avoir en général raison.
Mon occupation préférée.
En anglais, "occupation" ça veut dire métier, donc là je dois dire, bien sûr, la charpenterie. En dehors de l'ouvrage... bin la charpenterie c'est vachement ludique même par rapport à mes loisirs, mais sinon, j'aime bien dormir.
Mon rêve de bonheur.
Un job stable, qui paie les factures et un peu plus, et me permet de garder mon chien.
Quel serait mon plus grand malheur.
Quand mon chien mourra.
Ce que je voudrais être.
Syndiquée.
Le pays où je désirerais vivre.
Euh... Si je désirais être ailleurs, j'y serais déjà.
La couleur que je préfère.
Bleu.
La fleur que j’aime.
N'importe quelle annuelle qui fleurit vite et beaucoup... et de préférence bleue.
L’oiseau que je préfère.
Bin y en a beaucoup... Le quiscale bronzé, parce qu'il me ressemble; le grèbe jougris pour sa voix incroyable; le cygne siffleur parce que la plupart des gens d'ici ne remarquent même pas quand il passe, c'est mon secret; les grands-ducs qui élèvent leurs poussins dans mes bois; le poulet parce qu'il goûte bon et ses œufs sont une source pas chère de protéines; et le corbeau qui fréquente mon balcon, parce que c'est le seul gars qui prenne la peine de venir me voir de temps à autre.
Mes auteurs favoris en prose.
Beuh... Je sais pas. Chomsky, peut-être.
Mes poètes préférés.
Oh la la, moi et la poésie, très peu... J'aime bien ce haïku par Basho (comment ça s'épelle?). "Pas même un chapeau / Et qu'est-ce que je suis mouillé / Ça alors."
Mes héros dans la fiction.
Riddick.
Mes héroïnes favorites dans la fiction.
Yvaine dans Stardust.
Mes compositeurs préférés.
Ça dépend pour quoi. Pour les cantates, J.S. Bach (Luthérien comme moi); pour la musique de film, peut-être Vangelis; pour le reste, c'est selon.
Mes peintres favoris.
Enfin une facile! Dali et Magritte.
Mes héros dans la vie réelle.
Zheng He et ses amiraux. Martin Luther (tout court). Mon amie Linda. Jack Layton. Cesar Millan. Et beaucoup d'autres.
Mes héroïnes dans l’histoire.
Les suffragistes et les travailleuses.
Mes noms favoris.
Riddick, Sati, Yvaine, Daniel, Theodora, Shi Huang De.
Ce que je déteste par-dessus tout.
Les bullies et les psychopathes.
Caractères historiques que je méprise le plus.
Mao Zedong. Mais comme c'est au pluriel, ajoutons Ivan le Terrible et George W. Bush. Je pense lire prochainement une biographie de Winston Churchill, il a l'air absolument détestable. Je vous raconterai.
Le fait militaire que j’admire le plus.
La non-violence.
La réforme que j’estime le plus.
La non-violence.
Le don de la nature que je voudrais avoir.
J'ai toujours voulu avoir une langue de serpent en dessous de ma langue humaine. Comme ça si quelqu'un me pompe l'air, je tirerais ma langue de serpent. Ça leur fermerait vite la yeule, pis y peuvent pas le raconter, ils auraient l'air fous, alors le prochain qui me pompe l'air sera tout aussi surpris. Le crime parfait!
Comment j’aimerais mourir.
Soudainement.
État présent de mon esprit.
Caféinée et prête pour l'ouvrage.
Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence.
Celles qu'on reconnait et dont on tire une leçon.
Ma devise.
"Everyone should be quick to listen, slow to speak, and slow to get angry." – James 1:19
Vous êtes content de le savoir, hein?
Le principal trait de mon caractère.
L'efficacité.
La qualité que je désire chez un homme.
L'efficacité.
La qualité que je désire chez une femme.
L'efficacité.
Ce que j’apprécie le plus chez mes amis.
Comme tout le monde, j'apprécie le plus qu'ils me renvoient une image de moi qui correspond à celle que je me fais. Mais j'aime bien aussi ceux qui me parlent même quand ils n'ont pas besoin que je leur rende service.
Mon principal défaut.
De croire que j'en sais plus que les autres... et d'avoir en général raison.
Mon occupation préférée.
En anglais, "occupation" ça veut dire métier, donc là je dois dire, bien sûr, la charpenterie. En dehors de l'ouvrage... bin la charpenterie c'est vachement ludique même par rapport à mes loisirs, mais sinon, j'aime bien dormir.
Mon rêve de bonheur.
Un job stable, qui paie les factures et un peu plus, et me permet de garder mon chien.
Quel serait mon plus grand malheur.
Quand mon chien mourra.
Ce que je voudrais être.
Syndiquée.
Le pays où je désirerais vivre.
Euh... Si je désirais être ailleurs, j'y serais déjà.
La couleur que je préfère.
Bleu.
La fleur que j’aime.
N'importe quelle annuelle qui fleurit vite et beaucoup... et de préférence bleue.
L’oiseau que je préfère.
Bin y en a beaucoup... Le quiscale bronzé, parce qu'il me ressemble; le grèbe jougris pour sa voix incroyable; le cygne siffleur parce que la plupart des gens d'ici ne remarquent même pas quand il passe, c'est mon secret; les grands-ducs qui élèvent leurs poussins dans mes bois; le poulet parce qu'il goûte bon et ses œufs sont une source pas chère de protéines; et le corbeau qui fréquente mon balcon, parce que c'est le seul gars qui prenne la peine de venir me voir de temps à autre.
Mes auteurs favoris en prose.
Beuh... Je sais pas. Chomsky, peut-être.
Mes poètes préférés.
Oh la la, moi et la poésie, très peu... J'aime bien ce haïku par Basho (comment ça s'épelle?). "Pas même un chapeau / Et qu'est-ce que je suis mouillé / Ça alors."
Mes héros dans la fiction.
Riddick.
Mes héroïnes favorites dans la fiction.
Yvaine dans Stardust.
Mes compositeurs préférés.
Ça dépend pour quoi. Pour les cantates, J.S. Bach (Luthérien comme moi); pour la musique de film, peut-être Vangelis; pour le reste, c'est selon.
Mes peintres favoris.
Enfin une facile! Dali et Magritte.
Mes héros dans la vie réelle.
Zheng He et ses amiraux. Martin Luther (tout court). Mon amie Linda. Jack Layton. Cesar Millan. Et beaucoup d'autres.
Mes héroïnes dans l’histoire.
Les suffragistes et les travailleuses.
Mes noms favoris.
Riddick, Sati, Yvaine, Daniel, Theodora, Shi Huang De.
Ce que je déteste par-dessus tout.
Les bullies et les psychopathes.
Caractères historiques que je méprise le plus.
Mao Zedong. Mais comme c'est au pluriel, ajoutons Ivan le Terrible et George W. Bush. Je pense lire prochainement une biographie de Winston Churchill, il a l'air absolument détestable. Je vous raconterai.
Le fait militaire que j’admire le plus.
La non-violence.
La réforme que j’estime le plus.
La non-violence.
Le don de la nature que je voudrais avoir.
J'ai toujours voulu avoir une langue de serpent en dessous de ma langue humaine. Comme ça si quelqu'un me pompe l'air, je tirerais ma langue de serpent. Ça leur fermerait vite la yeule, pis y peuvent pas le raconter, ils auraient l'air fous, alors le prochain qui me pompe l'air sera tout aussi surpris. Le crime parfait!
Comment j’aimerais mourir.
Soudainement.
État présent de mon esprit.
Caféinée et prête pour l'ouvrage.
Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence.
Celles qu'on reconnait et dont on tire une leçon.
Ma devise.
"Everyone should be quick to listen, slow to speak, and slow to get angry." – James 1:19
Vous êtes content de le savoir, hein?
dimanche 18 septembre 2011
"Tu fais quoi à fin de semaine?"
Ici, quand les gars te draguent, ils ont trois lignes, selon qu'ils pensent être en amour ou juste en manque.
Je crois que la troisième est l'équivalent d'une demande en mariage, mais peut-être que c'est l'inverse. Ce qui revient un peu au même, en fait, vu combien les mariages durent dans ce patelin.
Bref. Moi on ne me demande aucune des trois, ça va sans dire, et encore heureux, parce que ce que je fais à fin de semaine c'est un peu comme ceci:
Je crois que même mes plantes s'ennuient chez moi. Mais la Bible, c'est très ludique, on peut y passer des heures. Par exemple, cette fin de semaine j'ai cherché "colère" dans la concordance, et j'ai passé toute la journée à créer une base de données de la colère biblique. Bon, il me reste encore tous les synonymes, mais il faut bien en garder pour la prochaine fin de semaine. Enfin je peux quand-même vous présenter les résultats préliminaires de mon enquête.
I – ce qui rend Dieu mécontent

Y en a qui croient que le pire péché c'est le suicide, d'autre la colère, et à St. André c'est la boisson et le bowling. En vrai ce que Dieu n'aime pas, c'est premièrement les Baals, deuxièmement les gens qui mènent les autres en perdition, et troisièmement, ceux qui n'arrêtent pas de se plaindre dans le désert.
II – ce que les gens de la Bible disent que Dieu n'aime pas

Tiens, maintenant les Baals ne sont qu'en troisième place, mais bon, "être infidèle" c'est un peu pareil, sauf que plus général. Mais notez, Dieu lui-même ne se fâche pas contre les gens qui persécutent Israël, y a que les prophètes qui disent ça. Comme quoi les prophètes savent exactement où leur pain est beurré. Enfin on remarque une différence très nette entre ce qui déplaît à Dieu, et ce que les dirigeants voudraient qu'on croie que Dieu interdit.
III – qui croit que Dieu est fâché

Bin ça on le savait déjà... 95% de la colère divine est contre Israël.
IV – qui est fâché contre qui

59% du temps, c'est pas Dieu qui dit qu'il est fâché, c'est un gars qui dit que Dieu lui a dit qu'il est fâché. Le reste du temps, Dieu est 5% moins colérique que nous autres.
V – ce qui met Jésus en colère

Bin oui, Jésus se fâche de temps à autre. Quand on le laisse pas guérir le samedi, et contre les figuiers. Du coup la question se pose, au moins pour les juifs orthodoxes: est-il légal de flétrir les figuiers le samedi?
Bon ça pourrait être pire... J'en suis pas encore à prédire la date de la fin du monde.
- C'est quand la dernière fois que t'as baisé?
- C'est quoi ton numéro?
- Tu fais quoi à fin de semaine?
Je crois que la troisième est l'équivalent d'une demande en mariage, mais peut-être que c'est l'inverse. Ce qui revient un peu au même, en fait, vu combien les mariages durent dans ce patelin.
Bref. Moi on ne me demande aucune des trois, ça va sans dire, et encore heureux, parce que ce que je fais à fin de semaine c'est un peu comme ceci:
- Samedi matin: promenade du chien à 5h30
- Samedi après-midi: répétition des cantiques pour la messe de l'église anglicane, où je suis en train d'organiser une chorale pour pouvoir prendre ma retraite comme cantor
- Samedi soir: promenade du chien, puis au lit vers 20h00
- Dimanche matin: promenade du chien à 5h30, puis répétition pour la messe et lecture de la Bible
- Dimanche 10h30: messe
- Dimanche après-midi: lecture de la Bible
- Dimanche soir: promenade du chien et au lit vers 20h00
Je crois que même mes plantes s'ennuient chez moi. Mais la Bible, c'est très ludique, on peut y passer des heures. Par exemple, cette fin de semaine j'ai cherché "colère" dans la concordance, et j'ai passé toute la journée à créer une base de données de la colère biblique. Bon, il me reste encore tous les synonymes, mais il faut bien en garder pour la prochaine fin de semaine. Enfin je peux quand-même vous présenter les résultats préliminaires de mon enquête.
I – ce qui rend Dieu mécontent
Y en a qui croient que le pire péché c'est le suicide, d'autre la colère, et à St. André c'est la boisson et le bowling. En vrai ce que Dieu n'aime pas, c'est premièrement les Baals, deuxièmement les gens qui mènent les autres en perdition, et troisièmement, ceux qui n'arrêtent pas de se plaindre dans le désert.
II – ce que les gens de la Bible disent que Dieu n'aime pas
Tiens, maintenant les Baals ne sont qu'en troisième place, mais bon, "être infidèle" c'est un peu pareil, sauf que plus général. Mais notez, Dieu lui-même ne se fâche pas contre les gens qui persécutent Israël, y a que les prophètes qui disent ça. Comme quoi les prophètes savent exactement où leur pain est beurré. Enfin on remarque une différence très nette entre ce qui déplaît à Dieu, et ce que les dirigeants voudraient qu'on croie que Dieu interdit.
III – qui croit que Dieu est fâché
Bin ça on le savait déjà... 95% de la colère divine est contre Israël.
IV – qui est fâché contre qui
59% du temps, c'est pas Dieu qui dit qu'il est fâché, c'est un gars qui dit que Dieu lui a dit qu'il est fâché. Le reste du temps, Dieu est 5% moins colérique que nous autres.
V – ce qui met Jésus en colère
Bin oui, Jésus se fâche de temps à autre. Quand on le laisse pas guérir le samedi, et contre les figuiers. Du coup la question se pose, au moins pour les juifs orthodoxes: est-il légal de flétrir les figuiers le samedi?
Bon ça pourrait être pire... J'en suis pas encore à prédire la date de la fin du monde.
jeudi 8 septembre 2011
Est-ce que votre filtre de spam me hait ?
Certaines personnes n'ont pas répondu à mes mails depuis début août ou fin juillet. Mon compte Google avait envoyé un spam peut avant ; je me demande donc si les filtres de spam me haïssent. Si vous n'avez pas reçu de mail de moi depuis six semaines (et que vous en attendiez un), vérifiez votre filtre de spam, c'est peut-être le problème. Ou envoyez-moi un mail pour me dire que vous n'avez pas reçu de mail, et je vous en enverrai un autre, mais ça risque d'être moins efficace.
A part ça, l'ordre règne. Les handicapés sont très sympa, c'est bien mieux que le taxi. Il ne se passe rien.
A part ça, l'ordre règne. Les handicapés sont très sympa, c'est bien mieux que le taxi. Il ne se passe rien.
mardi 26 juillet 2011
Vous êtes pas drôles...
Y'a que mon frère qui a participé à mon jeu de la langue française. Selon lui, ce truc c'est un bicross ou BMX. Et mon frère sait tout, alors s'il le dit, c'est vrai. Mais ici on a un nom bien plus poétique : le bicycle à pédales. J'adore ça. Je voudrais presque m'en acheter un, rien que pour pouvoir parler de mon bicycle à pédales.
dimanche 19 juin 2011
A la demande du public
Les Djinns
Murs, ville
Et port,
Asile
De mort,
Mer grise
Où brise
La brise
Tout dort.
Dans la plaine
Naît un bruit.
C'est l'haleine
De la nuit.
Elle brame
Comme une âme
Qu'une flamme
Toujours suit.
La voix plus haute
Semble un grelot.
D'un nain qui saute
C'est le galop.
Il fuit, s'élance,
Puis en cadence
Sur un pied danse
Au bout d'un flot.
La rumeur approche,
L'écho la redit.
C'est comme la cloche
D'un couvent maudit,
Comme un bruit de foule
Qui tonne et qui roule
Et tantôt s'écroule
Et tantôt grandit.
Dieu! La voix sépulcrale
Des Djinns!... - Quel bruit ils font!
Fuyons sous la spirale
De l'escalier profond!
Déjà s'éteint ma lampe,
Et l'ombre de la rampe
Qui le long du mur rampe,
Monte jusqu'au plafond.
C'est l'essaim des Djinns qui passe,
Et tourbillonne en sifflant.
Les ifs, que leur vol fracasse,
Craquent comme un pin brûlant.
Leur troupeau lourd et rapide,
Volant dans l'espace vide,
Semble un nuage livide
Qui porte un éclair au flanc.
Ils sont tout près! - Tenons fermée
Cette salle où nous les narguons
Quel bruit dehors! Hideuse armée
De vampires et de dragons!
La poutre du toit descellée
Ploie ainsi qu'une herbe mouillée,
Et la vieille porte rouillée,
Tremble, à déraciner ses gonds.
Cris de l'enfer! Voix qui hurle et qui pleure!
L'horrible essaim, poussé par l'aquilon,
Sans doute, ô ciel! s'abat sur ma demeure.
Le mur fléchit sous le noir bataillon.
La maison crie et chancelle penchée,
Et l'on dirait que, du sol arrachée,
Ainsi qu'il chasse une feuille séchée,
Le vent la roule avec leur tourbillon!
Prophète! Si ta main me sauve
De ces impurs démons des soirs,
J'irai prosterner mon front chauve
Devant tes sacrés encensoirs!
Fais que sur ces portes fidèles
Meure leur souffle d'étincelles,
Et qu'en vain l'ongle de leurs ailes
Grince et crie à ces vitraux noirs!
Ils sont passés! - Leur cohorte
S'envole et fuit, et leurs pieds
Cessent de battre ma porte
De leurs coups multipliés.
L'air est plein d'un bruit de chaînes,
Et dans les forêts prochaines
Frissonnent tous les grands chênes,
Sous leur vol de feux pliés!
De leurs ailes lointaines
Le battement décroît.
Si confus dans les plaines,
Si faible, que l'on croit
Ouïr la sauterelle
Crier d'une voix grêle
Ou pétiller la grêle
Sur le plomb d'un vieux toit.
D'étranges syllabes
Nous viennent encor.
Ainsi, des Arabes
Quand sonne le cor,
Un chant sur la grève
Par instants s'élève,
Et l'enfant qui rêve
Fait des rêves d'or.
Les Djinns funèbres,
Fils du trépas,
Dans les ténèbres
Pressent leur pas;
Leur essaim gronde;
Ainsi, profonde,
Murmure une onde
Qu'on ne voit pas.
Ce bruit vague
Qui s'endort,
C'est la vague
Sur le bord;
C'est la plainte
Presque éteinte
D'une sainte
Pour un mort.
On doute
La nuit...
J'écoute: -
Tout fuit,
Tout passe;
L'espace
Efface
Le bruit.
Murs, ville
Et port,
Asile
De mort,
Mer grise
Où brise
La brise
Tout dort.
Dans la plaine
Naît un bruit.
C'est l'haleine
De la nuit.
Elle brame
Comme une âme
Qu'une flamme
Toujours suit.
La voix plus haute
Semble un grelot.
D'un nain qui saute
C'est le galop.
Il fuit, s'élance,
Puis en cadence
Sur un pied danse
Au bout d'un flot.
La rumeur approche,
L'écho la redit.
C'est comme la cloche
D'un couvent maudit,
Comme un bruit de foule
Qui tonne et qui roule
Et tantôt s'écroule
Et tantôt grandit.
Dieu! La voix sépulcrale
Des Djinns!... - Quel bruit ils font!
Fuyons sous la spirale
De l'escalier profond!
Déjà s'éteint ma lampe,
Et l'ombre de la rampe
Qui le long du mur rampe,
Monte jusqu'au plafond.
C'est l'essaim des Djinns qui passe,
Et tourbillonne en sifflant.
Les ifs, que leur vol fracasse,
Craquent comme un pin brûlant.
Leur troupeau lourd et rapide,
Volant dans l'espace vide,
Semble un nuage livide
Qui porte un éclair au flanc.
Ils sont tout près! - Tenons fermée
Cette salle où nous les narguons
Quel bruit dehors! Hideuse armée
De vampires et de dragons!
La poutre du toit descellée
Ploie ainsi qu'une herbe mouillée,
Et la vieille porte rouillée,
Tremble, à déraciner ses gonds.
Cris de l'enfer! Voix qui hurle et qui pleure!
L'horrible essaim, poussé par l'aquilon,
Sans doute, ô ciel! s'abat sur ma demeure.
Le mur fléchit sous le noir bataillon.
La maison crie et chancelle penchée,
Et l'on dirait que, du sol arrachée,
Ainsi qu'il chasse une feuille séchée,
Le vent la roule avec leur tourbillon!
Prophète! Si ta main me sauve
De ces impurs démons des soirs,
J'irai prosterner mon front chauve
Devant tes sacrés encensoirs!
Fais que sur ces portes fidèles
Meure leur souffle d'étincelles,
Et qu'en vain l'ongle de leurs ailes
Grince et crie à ces vitraux noirs!
Ils sont passés! - Leur cohorte
S'envole et fuit, et leurs pieds
Cessent de battre ma porte
De leurs coups multipliés.
L'air est plein d'un bruit de chaînes,
Et dans les forêts prochaines
Frissonnent tous les grands chênes,
Sous leur vol de feux pliés!
De leurs ailes lointaines
Le battement décroît.
Si confus dans les plaines,
Si faible, que l'on croit
Ouïr la sauterelle
Crier d'une voix grêle
Ou pétiller la grêle
Sur le plomb d'un vieux toit.
D'étranges syllabes
Nous viennent encor.
Ainsi, des Arabes
Quand sonne le cor,
Un chant sur la grève
Par instants s'élève,
Et l'enfant qui rêve
Fait des rêves d'or.
Les Djinns funèbres,
Fils du trépas,
Dans les ténèbres
Pressent leur pas;
Leur essaim gronde;
Ainsi, profonde,
Murmure une onde
Qu'on ne voit pas.
Ce bruit vague
Qui s'endort,
C'est la vague
Sur le bord;
C'est la plainte
Presque éteinte
D'une sainte
Pour un mort.
On doute
La nuit...
J'écoute: -
Tout fuit,
Tout passe;
L'espace
Efface
Le bruit.
- Victor Hugo
dimanche 24 avril 2011
mardi 12 avril 2011
jeudi 24 mars 2011
Marre des blogs
Je lis beaucoup de blogs et il y en a qui commencent vraiment à m’énerver. Les uns se plaignent de leurs gosses, ou de leur grossesse, ou de leurs parents. Ou encore des gosses des autres, ou des parents des gosses des autres. Et si les gosses vont bien pour le moment, on se plaint de leur avenir. D'autres se plaignent de leur conjoint, ou des conjoints des autres, ou de ce que les autres appellent leurs conjoints. Les gros se plaignent des maigres. Les maigres se plaignent des gros. Les gens à vélo se plaignent des gens en voiture. Les gens en voiture se plaignent des gens à vélo. Les gens qui ont des chiens se plaignent de leurs chiens; ceux qui n’en ont pas se plaignent des chiens des autres; et certains se plaignent des gens qui se plaignent des chiens des autres. Il y en a un qui se plaint des gens qui se plaignent du gouvernement; au moins c’est original, mais c’est tout aussi plate. Une se plaint des gens qui se plaignent des blogs des autres. Et celle qui a tout dans la vie se plaint de Dieu, on voit mal pourquoi.
Vous pourriez pas vous plaindre de quelque chose d’intéressant, une fois? Du gouvernement, par exemple? Comme ça on pourrait avoir une conversation intéressante sur un truc important, plutôt que sur les gens que ça fait chier que d’autres parents soient mieux organisés ou que le chien ait la diarrhée.
Vivement que je reprenne le travail, comme ça j’aurai mieux à faire que lire des blogs qui se plaignent de trucs pas intéressants.
Vous pourriez pas vous plaindre de quelque chose d’intéressant, une fois? Du gouvernement, par exemple? Comme ça on pourrait avoir une conversation intéressante sur un truc important, plutôt que sur les gens que ça fait chier que d’autres parents soient mieux organisés ou que le chien ait la diarrhée.
Vivement que je reprenne le travail, comme ça j’aurai mieux à faire que lire des blogs qui se plaignent de trucs pas intéressants.
jeudi 3 mars 2011
D’un autre côté, ça pourrait être pire
Je reçois le catalogue de printemps de mon fournisseur de laine et je vois qu’on me propose, pour $32, tout ce qu’il faut pour réaliser ceci :

Hein ?
Bon, déjà, les choses en laine sur les toilettes, ça me paraît pas hygiénique, mais les oreilles qui traînent plus bas que le rebord de la cuvette ??? C’est dégueulasse, ce truc ! Et troisièmement, passer des heures à créer un déguisement de lapin blanc pour son chiotte, à mon avis, ça fait beaucoup plus « Surrealistic Pillow » que Pâques.
Donc j’ai beau avoir trop de temps libre, c’est pas pire comparé à l’inventeur du chiotte de Pâques.

Hein ?
Bon, déjà, les choses en laine sur les toilettes, ça me paraît pas hygiénique, mais les oreilles qui traînent plus bas que le rebord de la cuvette ??? C’est dégueulasse, ce truc ! Et troisièmement, passer des heures à créer un déguisement de lapin blanc pour son chiotte, à mon avis, ça fait beaucoup plus « Surrealistic Pillow » que Pâques.
Donc j’ai beau avoir trop de temps libre, c’est pas pire comparé à l’inventeur du chiotte de Pâques.
lundi 14 février 2011
Rétrospective sur mes réalisations au crochet
Couverture “Millefiori”
4 mai 2007



Couverture “Café”
5 juin 2007


Couverture “Sorbet”
4 juillet 2007


Couverture “Vade Mecum”
1er août 2007


Couverture “Bouquet de Fleurs Sauvages”
1er novembre 2007


Couverture “HBC”
2 février 2008


Couverture “Jardin de Roses”
17 juin 2008


Couverture “Butterfly at the Crossroads” (un motif de patchwork traditionel)
22 juillet 2008

Couverture “Pénélope”
25 janvier 2009

Echarpe et bonnet “Bonbon”
Février 2009

Couverture “Napolitaine”
25 mars 2009



Couverture pour Jackie
22 avril 2009


Couverture pour le bébé d’une amie
15 mai 2009



Couverture “Matrix”
30 septembre 2009


Echarpe pour Megan
Janvier 2010


Couvertures pour les jumelles
7 janvier 2011


Couverture “Little My”
12 janvier 2011
4 mai 2007



Couverture “Café”
5 juin 2007


Couverture “Sorbet”
4 juillet 2007


Couverture “Vade Mecum”
1er août 2007


Couverture “Bouquet de Fleurs Sauvages”
1er novembre 2007


Couverture “HBC”
2 février 2008


Couverture “Jardin de Roses”
17 juin 2008


Couverture “Butterfly at the Crossroads” (un motif de patchwork traditionel)
22 juillet 2008

Couverture “Pénélope”
25 janvier 2009

Echarpe et bonnet “Bonbon”
Février 2009

Couverture “Napolitaine”
25 mars 2009
Couverture pour Jackie
22 avril 2009


Couverture pour le bébé d’une amie
15 mai 2009



Couverture “Matrix”
30 septembre 2009


Echarpe pour Megan
Janvier 2010
Couvertures pour les jumelles
7 janvier 2011
Couverture “Little My”
12 janvier 2011
mercredi 12 janvier 2011
Ça te tente-tu de jouer aux autos tamponneuses ?
Le dimanche 12 décembre, troisième dimanche de l’Avent, on s’apprêtait à dire le Notre Père quand un homme agité s’est précipité dans l’Eglise. « Pasteur ! Pasteur ! Il y a eu un accident ! Deux de vos voitures sont endommagées ! »
Je me dis « zut alors, à coup sûr ça va être la mienne. » Alors le gars décrit les voitures… C’est pas la mienne ! Génial ! Les deux paroissiens affectés sortent pour constater les dégâts, et nous autres continuons le service.
Bon.
En sortant de l’église, voici ce que je vois :

Plus précisément, si ça vous échappe :

Ma belle Fnord que j’ai depuis moins de six mois, toute bousillée. Tiens, je te l’avais bien dit que ça serait ma voiture s’il y avait un accident. Mais quand même, pourquoi est-ce qu’on ne m’en a rien dit avant ?
Bon. J’obtiens le numéro du dossier de police des autres paroissiens, et je me rends au poste. Alors le policier, très charmant, d’ailleurs, me raconte ce qui s’est passé. Un gars est sorti de chez lui, est monté dans son char, a démarré le moteur, a embrayé, et puis il s’est dit « il fait frette quand même, je vais prendre un manteau. » Donc il descend de voiture et rentre dans sa maison… et la voiture, toujours embrayée, s’en va peinardement se promener toute seule. Au passage elle a éraflé la mienne, et puis elle a traversé la route et est allée s’écraser dans les voitures des autres paroissiens. Incroyable, mais pourtant vrai. Et le policier était très content de me voir, d’ailleurs, parce qu’il s’était bien demandé pourquoi le côté correspondant du char maraudeur était tout éraflé, mais il n’avait pas trouvé de solution. Donc, pas de problème pour m’ajouter au dossier.
Après ça je ne m’en suis pas occupée pendant quelque temps, parce que d’abord j’avais mes examens, puis le retour chez moi, puis le poignet cassé, puis tout était fermé pour les fêtes, blah blah blah. Donc je n’ai obtenu le devis qu’aujourd’hui.
$6518.
Hein ??????
Bin si. Parce qu’il faut remplacer ou réparer cinq panneaux, en fait tout d’un pare-choc à l’autre, et rien que la porte arrière coûte $1600 hors taxe, ni peinte ni installée. Incroyable. Mais puisque c’est ni mon argent ni même mon assurance qui paye, je peux me permettre de tout faire remettre à neuf.
Le pauvre gars dont c’est la faute, par contre, on se demande combien son assurance va lui coûter l’année prochaine… Entre les quatre voitures il y a près de $25.000 de dommages. Normalement je serais fâchée qu’on m’ait abîmé ma voiture, mais là non, je le plains.
Je me dis « zut alors, à coup sûr ça va être la mienne. » Alors le gars décrit les voitures… C’est pas la mienne ! Génial ! Les deux paroissiens affectés sortent pour constater les dégâts, et nous autres continuons le service.
Bon.
En sortant de l’église, voici ce que je vois :

Plus précisément, si ça vous échappe :

Ma belle Fnord que j’ai depuis moins de six mois, toute bousillée. Tiens, je te l’avais bien dit que ça serait ma voiture s’il y avait un accident. Mais quand même, pourquoi est-ce qu’on ne m’en a rien dit avant ?
Bon. J’obtiens le numéro du dossier de police des autres paroissiens, et je me rends au poste. Alors le policier, très charmant, d’ailleurs, me raconte ce qui s’est passé. Un gars est sorti de chez lui, est monté dans son char, a démarré le moteur, a embrayé, et puis il s’est dit « il fait frette quand même, je vais prendre un manteau. » Donc il descend de voiture et rentre dans sa maison… et la voiture, toujours embrayée, s’en va peinardement se promener toute seule. Au passage elle a éraflé la mienne, et puis elle a traversé la route et est allée s’écraser dans les voitures des autres paroissiens. Incroyable, mais pourtant vrai. Et le policier était très content de me voir, d’ailleurs, parce qu’il s’était bien demandé pourquoi le côté correspondant du char maraudeur était tout éraflé, mais il n’avait pas trouvé de solution. Donc, pas de problème pour m’ajouter au dossier.
Après ça je ne m’en suis pas occupée pendant quelque temps, parce que d’abord j’avais mes examens, puis le retour chez moi, puis le poignet cassé, puis tout était fermé pour les fêtes, blah blah blah. Donc je n’ai obtenu le devis qu’aujourd’hui.
$6518.
Hein ??????
Bin si. Parce qu’il faut remplacer ou réparer cinq panneaux, en fait tout d’un pare-choc à l’autre, et rien que la porte arrière coûte $1600 hors taxe, ni peinte ni installée. Incroyable. Mais puisque c’est ni mon argent ni même mon assurance qui paye, je peux me permettre de tout faire remettre à neuf.
Le pauvre gars dont c’est la faute, par contre, on se demande combien son assurance va lui coûter l’année prochaine… Entre les quatre voitures il y a près de $25.000 de dommages. Normalement je serais fâchée qu’on m’ait abîmé ma voiture, mais là non, je le plains.
lundi 3 janvier 2011
Même le papier toilette me ment!
Vous avez peut-être remarqué que je suis assez paranoïaque ; mais comme on dit en anglais, d’être paranoïaque n’empêche pas que les autres cherchent vraiment à vous nuire. Par exemple, comme je vous le disais l’autre jour, le gouvernement des TéNOs n’hésite pas à prétendre que ses propres lois n’existent pas pour éviter d’avoir à me rendre service. La double-pensée est le mot d’ordre ici ; je vous écrirais un article dessus un de ces jours. Pour le moment, disons juste que je pense souvent qu’on me ment, parce qu’on me ment souvent.
Bon. Cela dit, j’adore la pub, qui est pourtant une autre forme de propagande. Parfois, je ne suis pas très cohérente dans mon idéologie. Ce que je n’aime pas, par contre, c’est quand la pub m’insulte, me donne des ordres, ou me ment. Par exemple, la nouvelle ligne de shampooings Pantene, qui est organisée sur le principe que « vos cheveux sont hideux ; choisissez donc le shampooing qui correspond à ce qu’il y a de plus laid dans votre chevelure. » Ah oui ? Bin moi mes cheveux ne sont pas hideux, donc j’ai pas besoin de ton maudit shampooing pour cheveux laids. Je m’en vais acheter du John Frieda, parce que lui au moins, tous ses produits sont intitulés « vos cheveux sont superbes, que puis-je faire pour vous, Maître ? » Faut pas exagérer, quand même. Tu veux me vendre un produit, tu peux commencer par me lécher les bottes.
Et en plus, Pantene me donne des ordres. « Utilise ce shampooing pour faire pousser tes cheveux, puis tu les coupes et tu les donnes pour faire des perruques aux femmes qui ont le cancer. » Hein ? D’abord c’est mes cheveux et j’en fais ce que je veux, et puis ça te dérangerait de dire « s’il-te-plaît », un peu ? Tout le monde chez Pantene a été élevé chez des sauvages, apparemment. Et puis d’ailleurs tu viens de me dire que mes cheveux sont super laids, et maintenant tu les veux pour faire des perruques ? Tu crois que les femmes qui ont le cancer veulent des perruques faites des cheveux hideux des gens qui utilisent Pantene ?
Du coup j’achète plus Pantene.
Un autre jour, j’achète du yaourt « goût bulgare » de marque Astro. Parce que j’aime le « goût bulgare ». J’enlève le couvercle en plastique et je découvre que maintenant ils se servent du papier alu scellé en dessous du couvercle pour faire de la pub. « Essaye le yaourt Astro 0% ! », qu’ils me disent. Hein ? Depuis quand le yaourt se permet de me parler à l’impératif ? Entre moi et le yaourt, y a pas de doute, c’est moi qui donne les ordres. Et puis d’ailleurs si je voulais du yaourt à 0%, j’aurais pas acheté un yaourt « goût bulgare ». Est-ce qu’il y a vraiment des gens qui achètent un type de yaourt, rentrent chez eux, l’ouvrent, lisent la pub sous le couvercle et se disent « ah merde, ce yaourt a raison, j’aurais dû essayer un yaourt à 0% plutôt que le goût bulgare que j’aime. » Alors farme ta yeule, yaourt Astro, ou je te donne au chien.
Mais le pire, c’est le papier toilette qui me ment. Normalement j’achète le papier toilette avec les oreillers sur l’emballage, parce qu’il y a des années, ils avaient une pub super mignonne. Et puis parce qu’il est de très bonne qualité. Mais là j’étais au supermarché, et ils avaient un bon prix sur le papier de marque « oursons », et puis le paquet de 24 rouleaux avait une forme plus facile à manier avec le poignet cassé que les 24 rouleaux de marque « oreillers », donc j’ai acheté les oursons, bien que leurs pubs m’exaspèrent.
Bon. Je rentre chez moi, et puis quand je vais pour sortir un rouleau de l’emballage, je vois qu’il y a marqué dessus « pour une propreté que vous remarquerez ! » Ah oui ? Ça paraît louche, cette histoire, mais bon. On sait jamais.
Bin après dix jours de papier à oursons, j’ai toujours pas remarqué de différence. Sauf qu’il est nettement moins doux que la marque à oreillers. Incroyable ! Même le papier toilette me ment !
On ne peut vraiment faire confiance à personne, de nos jours. (Par contre ça me donne une idée pour quand je serai dictateur : je vais faire imprimer des slogans de propagande sur le papier toilette. « Propreté et sécurité » ; « le travail rend libre » ; « le Chef a toujours raison ». Plus de petits oursons menteurs ! Je mettrai des portraits de dictateurs célèbres sur l’emballage. « Staline préfère le papier Agitprop ! »)
Bon. Cela dit, j’adore la pub, qui est pourtant une autre forme de propagande. Parfois, je ne suis pas très cohérente dans mon idéologie. Ce que je n’aime pas, par contre, c’est quand la pub m’insulte, me donne des ordres, ou me ment. Par exemple, la nouvelle ligne de shampooings Pantene, qui est organisée sur le principe que « vos cheveux sont hideux ; choisissez donc le shampooing qui correspond à ce qu’il y a de plus laid dans votre chevelure. » Ah oui ? Bin moi mes cheveux ne sont pas hideux, donc j’ai pas besoin de ton maudit shampooing pour cheveux laids. Je m’en vais acheter du John Frieda, parce que lui au moins, tous ses produits sont intitulés « vos cheveux sont superbes, que puis-je faire pour vous, Maître ? » Faut pas exagérer, quand même. Tu veux me vendre un produit, tu peux commencer par me lécher les bottes.
Et en plus, Pantene me donne des ordres. « Utilise ce shampooing pour faire pousser tes cheveux, puis tu les coupes et tu les donnes pour faire des perruques aux femmes qui ont le cancer. » Hein ? D’abord c’est mes cheveux et j’en fais ce que je veux, et puis ça te dérangerait de dire « s’il-te-plaît », un peu ? Tout le monde chez Pantene a été élevé chez des sauvages, apparemment. Et puis d’ailleurs tu viens de me dire que mes cheveux sont super laids, et maintenant tu les veux pour faire des perruques ? Tu crois que les femmes qui ont le cancer veulent des perruques faites des cheveux hideux des gens qui utilisent Pantene ?
Du coup j’achète plus Pantene.
Un autre jour, j’achète du yaourt « goût bulgare » de marque Astro. Parce que j’aime le « goût bulgare ». J’enlève le couvercle en plastique et je découvre que maintenant ils se servent du papier alu scellé en dessous du couvercle pour faire de la pub. « Essaye le yaourt Astro 0% ! », qu’ils me disent. Hein ? Depuis quand le yaourt se permet de me parler à l’impératif ? Entre moi et le yaourt, y a pas de doute, c’est moi qui donne les ordres. Et puis d’ailleurs si je voulais du yaourt à 0%, j’aurais pas acheté un yaourt « goût bulgare ». Est-ce qu’il y a vraiment des gens qui achètent un type de yaourt, rentrent chez eux, l’ouvrent, lisent la pub sous le couvercle et se disent « ah merde, ce yaourt a raison, j’aurais dû essayer un yaourt à 0% plutôt que le goût bulgare que j’aime. » Alors farme ta yeule, yaourt Astro, ou je te donne au chien.
Mais le pire, c’est le papier toilette qui me ment. Normalement j’achète le papier toilette avec les oreillers sur l’emballage, parce qu’il y a des années, ils avaient une pub super mignonne. Et puis parce qu’il est de très bonne qualité. Mais là j’étais au supermarché, et ils avaient un bon prix sur le papier de marque « oursons », et puis le paquet de 24 rouleaux avait une forme plus facile à manier avec le poignet cassé que les 24 rouleaux de marque « oreillers », donc j’ai acheté les oursons, bien que leurs pubs m’exaspèrent.
Bon. Je rentre chez moi, et puis quand je vais pour sortir un rouleau de l’emballage, je vois qu’il y a marqué dessus « pour une propreté que vous remarquerez ! » Ah oui ? Ça paraît louche, cette histoire, mais bon. On sait jamais.
Bin après dix jours de papier à oursons, j’ai toujours pas remarqué de différence. Sauf qu’il est nettement moins doux que la marque à oreillers. Incroyable ! Même le papier toilette me ment !
On ne peut vraiment faire confiance à personne, de nos jours. (Par contre ça me donne une idée pour quand je serai dictateur : je vais faire imprimer des slogans de propagande sur le papier toilette. « Propreté et sécurité » ; « le travail rend libre » ; « le Chef a toujours raison ». Plus de petits oursons menteurs ! Je mettrai des portraits de dictateurs célèbres sur l’emballage. « Staline préfère le papier Agitprop ! »)
jeudi 9 décembre 2010
Fáilte!
Aujourd’hui, Le blog écrémé a reçu un visiteur d’Irlande. Je ne sais pas ce qu’il cherchait ou comment il est arrivé ici, ou s’il lit le français. Au cas où il revient, j’utilise mon seul mot irlandais. Avec un peu de chance ça veut dire « bienvenue ». Je ne m’y connais pas en langues celtiques. En écossais je sais « sé do bheatha bhaile » et en gaélique, « mo shùile togam suas ». Pas aussi utile que « où sont les toilettes », mais c’était inclus gratuit dans mon diplôme universitaire.
Enfin tout ça pour dire, camarade irlandais, reviens quand tu veux. Laisses-nous un commentaire la prochaine fois, même.
Enfin tout ça pour dire, camarade irlandais, reviens quand tu veux. Laisses-nous un commentaire la prochaine fois, même.
dimanche 26 septembre 2010
L'écume des jours

Quand il vente, comme dans cette photo du 14 juin, le lac produit cette écume très ferme, comme des œufs battus en neige. Je me suis longtemps demandé pourquoi, alors comme je n’ai rien de mieux à faire ce weekend, j’ai enfin cherché la réponse. Apparemment, les algues et autres plantes marines, et même le bois mort dissout dans l’eau, produisent des agents tensioactifs qui réduisent la tension superficielle de l’eau. Comme du savon, mais c’est naturel. Et bien que ça ressemble à de l’œuf battu, ça n’a rien à voir avec la reproduction des poissons ou des insectes, une hypothèse peu attrayante qui m’était venue à l’idée.
mercredi 22 septembre 2010
Inscription à :
Articles (Atom)


