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samedi 21 juillet 2012

C'est la fin de l'été


Bon, d'accord, la photo est ratée et en plus c'était y a deux semaines, mais comme je vous ai dit, j'avais des misères. Enfin si vous suivez de près mes aventures, vous reconnaitrez « l'herbe à feu », comme on l'appelle en anglais. Parce que c'est la première qui apparaît après un incendie de forêt. Et c'est aussi la première fleur de l'automne, alors d'en trouver le 2 juillet, ça m'a fait un peu bizarre. On pense que ça doit être dû à la sécheresse. Il a plu deux fois cette année, et la canicule ne nous quitte pas ; bizarrement, les TéNOs ont été la partie la plus chaude du Canada pour beaucoup de cet été. Mais bon, dans trois mois on recommencera à se plaindre qu'il fait trop froid. Il faut bien parler de quelque chose...

dimanche 22 avril 2012

C'est le printemps !

Les goélands sont arrivés jeudi soir. Vendredi matin ils étaient sur tous les lampadaires, et les villageois souriaient et se saluaient cordialement. Les goélands ne sont pas les premiers oiseaux du printemps, mais comme ils sont de loin les plus bruyants et les moins farouches, tout le monde les reconnait.

mardi 14 février 2012

Le défi du soleil

Normalement, chez nous, il fait beau. C'est bien pour ça qu'on s'y plait, parce que pour le climat intellectuel et l'économie, pas trop. Le seul mois nul c'est novembre, parce qu'en novembre, il neige. C'est à cause du lac. Quand il se met à faire un peu froid, la vapeur s'élève du lac, et retombe en neige. Après un mois, le lac gèle, et après il fait beau et froid le reste de l'hiver. Simple, non?

Malheureusement, cette année, il n'a pas fait froid, donc le lac n'a pas gelé, donc il n'a pas arrêté de neigé, jusqu'aux deux dernières semaines. Pis en octobre il faisait aussi mauvais, mais là je ne sais pas pourquoi. Alors du coup ça nous a fait cinq mois de ciels couverts, donc pas de lumière, pas de vitamine D, pas d'énergie. Tout le monde hiberne. Ceux qui ont des lampes à rayons de soleil s'en servent constamment, ceux qui n'en ont pas essayent d'en voler, faute de pouvoir s'en procurer dans les magasins. Mes plantes sont malheureuses, mon chien aussi, les corbeaux sont hargneux.

Tout ça pour vous dire que c'est mon excuse pour ne pas avoir écrit ces derniers mois. Pas assez de soleil, pas assez d'énergie, je dors et je ne fais rien. Mais là on a eu du soleil les deux dernières semaines, alors tout le monde commence à se sentir mieux, et je me remets à vouloir écrire. Pourvu que ça dure!

mercredi 4 mai 2011

Mais si, c'est le printemps


Photo atroce d'un merle d'Amérique. Il était en contre-jour, le temps était nul, et il pleuvait un peu alors ça a été vite fait, mal fait. D'ailleurs j'aime pas les merles d'Amérique, je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que c'est des « credit hogs » : tous les non-observateurs d'oiseaux les reconnaissent et pensent que c'est le signe du printemps, alors qu'il y a de nombreux oiseaux plus jolis, plus intéressants, et qui arrivent bien plus tôt au printemps, mais que les gens ne reconnaissent pas.

Donc pourquoi je vous mets cette photo nulle d'un oiseau qui ne m'intéresse pas ? Parce que dans les blogs ténois, les gens du sud en exil intérieur à Yellowknife se plaignent de « l'hiver » de septembre à juin, et ça m'énerve. Le printemps commence en février. Les premiers oiseaux de retour sont les jaseurs boréaux, dont j'ai pas réussi une seule photo cette année. Mais pour ceux qui s'accrochent quand même aux merles, j'ai maintenant la preuve que c'est le printemps, alors, on arrête de se plaindre, un peu. De la météo, en tout cas. Plaignez-vous donc du GTNO, des fois, au lieu d'accepter bovinement qu'il nous nuise et se paye notre tête.

mardi 19 avril 2011

Les goélands sont arrivés!

Pas encore de photos, mais je les ai vus ce matin. C’est un peu tard par rapport à l’année dernière, mais un peu tôt vu que la glace est encore partout et ils vont avoir du mal à pêcher. Heureusement ils se nourrissent également d’ordures humaines, et ça on en a à revendre en cette saison.

jeudi 14 avril 2011

Le dégel

Au Canada, comme dans tous les pays Nordiques, en plus des quatre saisons nous avons le gel et le dégel. Ce sont les périodes les plus désagréables de l'année car la température change tout le temps et il y a tantôt de la glace partout, tantôt de la boue. Pendant le dégel, en plus, il y a souvent des inondations.

Pourquoi je vous raconte ça? Parce que mon ouvrage dépend du dégel. J'ai reçu une offre d'emploi le 15 mars, alors que je n'étais même encore censée être remise de mon poignet cassé. C'est une offre géniale, d'une des meilleures compagnies de BTP de l'ouest canadien. Non seulement ça va être lucratif, mais ce sont des professionnels du béton; et comme vous savez, j'adore le béton, mais pas quand c'est fait par des guignols à l'ego détraqué. Donc évidemment, j'ai accepté leur offre.

Et pourtant, un mois plus tard, je suis toujours chez moi à ne rien faire. Et c'est là que le dégel intervient. On ne peut pas faire venir de pelleteuses et autres machines pour préparer le site avant le dégel, car elles déchireraient le sol et s'embourberaient. Ça coûterait une fortune de les dépanner et de réparer les dégâts, et ça n'avancerait pas pour autant le travail. Donc, il faut attendre que la neige fonde, puis que le sol dégèle, puis que la boue sèche. C'est pareil partout où il neige en hiver: il faut attendre que le sol soit solide pour ouvrir de nouveaux sites au printemps.

Le site où je suis censée travailler est près de Rocanville SK. Et l'ennui, c'est que la fonte des neiges dans cette région a un mois de retard. Il y a une semaine, ils avaient encore 10 à 20 cm de neige au sol; une station météo à moins d'une heure au nord de Rocanville rapporte encore 65 cm. Et le pire c'est que quand la température monte, la neige fond, alors que quand il fait froid elle se sublime. Donc plus la neige dure tard dans l'année, plus il y a de risque d'inondation. Et justement les dernier jours, les inondations se multiplient dans le sud du Saskatchewan. On espérait se mettre au travail le 26 avril, mais au train où vont les choses, ça parait peu probable.

Au début j'ai cherché ailleurs, mais c'est pareil dans l'Alberta, tout est soit sous la neige soit sous l'eau. Calgary vient de se reprendre une tempête de neige. Le Manitoba est encore pire, la Rivière Rouge inonde tous les ans et cette année n'est pas une des meilleures. Ça m'arrange un peu, je dois dire, parce que ça me tente bien d'aller à Rocanville, donc j'ai pas trop envie de trouver autre chose.

Je dois dire que ma carrière dans le BTP n'a pas été très chanceuse jusqu'à maintenant. D'abord on a eu La Crise, qui a commencé une semaine avant que je finisse pre-charpenterie. Malgré la récession, j'ai trouvé du travail, mais pour un des pires employeurs du territoire. Ensuite je me suis cassé le poignet. Et maintenant que je suis certifiée apprenti de deuxième année, avec de très bonnes notes, et que les bonnes compagnies s'intéressent à moi, voilà qu'on a un dégel pourri qui nous met tout en retard. Enfin... Au moins je sais pourquoi, et grâce à l'assurance-emploi, je vis bien en attendant.

Donc voilà, c'est pour ça que je ne travaille pas encore.

mercredi 2 mars 2011

Surf’s up!






Samedi, on a eu un peu de blizzard. Le blizzard c’est génial, c’est quand il vente et qu’il neige en même temps. Très beau, impossible à photographier. (C’est-à-dire, « je n’y ai pas encore réussi ». Il ne perd rien pour attendre.) La neige, évidemment, se dépose sur le côté abrité de tout ce qu’elle peut, se colle à elle-même, et peut donc prendre des formes qui ont un peu l’air de défier la gravité. Par exemple, ces corniches suspendues comme si la neige avait tenté de déferler.

samedi 20 novembre 2010

samedi 13 novembre 2010

Le vent qui rend fou


Cette arche de nuages au-dessus de la ville est un des effets du Chinook, le vent de type foehn créé par les Montagnes Rocheuses. Chez nous à Hay River, les gens se plaignent toujours du vent du lac, mais ce n’est rien comparé au Chinook. Le vent de chez nous n’apporte que de la neige et il n'est pas si violent. Le Chinook donne la migraine, aggrave les allergies respiratoires et l’insomnie, fait mal aux oreilles, dérange la digestion, rend les gens irritables, et fait pleurer ma chienne. En Californie, le même vent s’appelle le Santa Ana, mais aussi « le vent du meurtre ». On dit que quand ils soufflent, les crimes de passion augmentent sensiblement, et en Europe, les épisodes de foehn sont associés à une augmentation de 10% des suicides.

Je vous raconte ça parce que j’ai la migraine, j’arrive pas à dormir, et je suis irritable…

samedi 30 octobre 2010

Ombre pluviométrique


Ça, c’est les Montagnes Rocheuses, et entre les deux cîmes, comme vous voyez, il y a des nuages. Qui n’arriveront pas à franchir les montagnes pour venir pleuvoir ici. C’est pour ça que les Grandes Plaines sont semi-arides.

dimanche 15 août 2010

En attendant la fin de l'averse



On pensait aller au Lac du Brochet, puisque c'est dimanche, mais on n'était rendues qu'au Centre Prince de Gales quand il s'est mis à tomber des cordes. Ma chienne, pas folle, a cherché la porte et a attendu que je l'ouvre... Pas de bol, c'est un musée, alors je doute qu'elle y serait la bienvenue. Alors on s'est assises dehors sous l'auvent, et on a attendu que ça se calme.

mardi 10 août 2010

C'est l'automne


Cette chenille, dite "ours laineux" en anglais, naît à l'automne. J'en ai vu deux en trois jours, donc on dirait bien que l'été est fini.

Le premier signe de l'automne est la floraison de l'épilobe en épi, normalement fin juillet. Cette année, à cause probablement de la sècheresse, j'en ai vu fin juin. Quand l'automne approche, on dirait que l'herbe change de couleur toutes les semaines, au fur et à mesure que certaines fleurs se fanent et d'autres éclosent. Puis, les champignons apparaissent, tôt ou tard selon la quantité de pluie reçue.

Après, il y a le départ des oiseaux. Les mouettes sont parties il y a plus d'une semaine. Je n'ai même pas remarqué la date exacte, mais je n'en ai plus de photos après le 26 juillet. Aujourd'hui, c'est le tour des goélands. Les adultes sont partis il y a une semaine, sauf quelques âmes dévouées qui sont restées pour encadrer la migration des jeunes. Ceux-ci s'entraînaient encore à la nage et au vol. A voir les adultes, on croirait que c'est facile, d'être un goéland, mais les jeunes peinent un peu à l'apprendre. Il y en a surtout qui ont eu du mal à maîtriser l'amerrissage. Enfin, ils ont du tous réussir leur formation, car ce soir, il n'y a plus un seul goéland sur le Lac de Frame.

Les outardes migrent également; j'en ai vu plusieurs troupeaux sur la route de Hay River samedi soir, mais il n'y avait pas assez de lumière pour les prendre en photo. C'est ça l'ennui avec les oies, elles volent de très tôt du matin à assez tard le soir, donc on ne les voit pas beaucoup dans la journée.

Il y a également un changement d'équipe des passériformes. Les parulines jaunes, moucherolles phébi et carouges à épaulettes, entre autres, sont partis, et les mésanges et sizerins sont arrivés.

Il reste toujours les canards, huards et grèbes, dont les petits ne volent pas encore; les corbeaux, qui ne migrent pas, et les bisons, mêmement.

Bref, c'est l'automne.