Pour Pâques, je vous offre ceci, que j'ai obtenu d'un ami pakistanais sur Facebook:
Admettez-le: vous êtes déçu que c'est pas du hash. Nan, je rigole.
Bon, c'est une photo d'une deuche, de toute évidence. Ce qui se voit moins c'est qu'elle se trouve à la célèbre Passe de Khyber, entre le Pakistan et l'Afghanistan, utilisée entre autres par Alexandre de Macédoine pour atteindre l'Inde. Pis d'autre part elle (la deuche, pas la passe) est immatriculée dans le 93 et la photo date des années 70 donc en gros, eux-autres étaient pratiquement mes voisins. Surtout vu depuis la passe de Khyber, le 75 et le 93, y a pas trop de différence. Ça me tenterait bien de voir si je peux retrouver ses gens... mais bon d'un autre côté chuis paresseuse, quand-même, donc bon, ptêtre un aut' jour.
Allez bye, Christos a înviat, j'essayerai d'écrire davantage cette année que celle d'avant.
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dimanche 20 avril 2014
lundi 6 juin 2011
Choses du soir, version originale
Le brouillard est froid, la bruyère est grise ;
Les troupeaux de bœufs vont aux abreuvoirs ;
La lune, sortant des nuages noirs,
Semble une clarté qui vient par surprise.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Le voyageur marche et la lande est brune ;
Une ombre est derrière, une ombre est devant ;
Blancheur au couchant, lueur au levant ;
Ici crépuscule, et là clair de lune.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
La sorcière assise allonge sa lippe ;
L'araignée accroche au toit son filet ;
Le lutin reluit dans le feu follet
Comme un pistil d'or dans une tulipe.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
On voit sur la mer des chasse-marées ;
Le naufrage guette un mât frissonnant ;
Le vent dit : demain ! l'eau dit : maintenant !
Les voix qu'on entend sont désespérées.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Le coche qui va d'Avranche à Fougère
Fait claquer son fouet comme un vif éclair ;
Voici le moment où flottent dans l'air
Tous ces bruits confus que l'ombre exagère.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Dans les bois profonds brillent des flambées ;
Un vieux cimetière est sur un sommet ;
Où Dieu trouve-t-il tout ce noir qu'il met
Dans les coeurs brisés et les nuits tombées ?
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Des flaques d'argent tremblent sur les sables ;
L'orfraie est au bord des talus crayeux ;
Le pâtre, à travers le vent, suit des yeux
Le vol monstrueux et vague des diables.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Un panache gris sort des cheminées ;
Le bûcheron passe avec son fardeau ;
On entend, parmi le bruit des cours d'eau,
Des frémissements de branches traînées.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
La faim fait rêver les grands loups moroses ;
La rivière court, le nuage fuit ;
Derrière la vitre où la lampe luit,
Les petits enfants ont des têtes roses.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Les troupeaux de bœufs vont aux abreuvoirs ;
La lune, sortant des nuages noirs,
Semble une clarté qui vient par surprise.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Le voyageur marche et la lande est brune ;
Une ombre est derrière, une ombre est devant ;
Blancheur au couchant, lueur au levant ;
Ici crépuscule, et là clair de lune.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
La sorcière assise allonge sa lippe ;
L'araignée accroche au toit son filet ;
Le lutin reluit dans le feu follet
Comme un pistil d'or dans une tulipe.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
On voit sur la mer des chasse-marées ;
Le naufrage guette un mât frissonnant ;
Le vent dit : demain ! l'eau dit : maintenant !
Les voix qu'on entend sont désespérées.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Le coche qui va d'Avranche à Fougère
Fait claquer son fouet comme un vif éclair ;
Voici le moment où flottent dans l'air
Tous ces bruits confus que l'ombre exagère.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Dans les bois profonds brillent des flambées ;
Un vieux cimetière est sur un sommet ;
Où Dieu trouve-t-il tout ce noir qu'il met
Dans les coeurs brisés et les nuits tombées ?
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Des flaques d'argent tremblent sur les sables ;
L'orfraie est au bord des talus crayeux ;
Le pâtre, à travers le vent, suit des yeux
Le vol monstrueux et vague des diables.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Un panache gris sort des cheminées ;
Le bûcheron passe avec son fardeau ;
On entend, parmi le bruit des cours d'eau,
Des frémissements de branches traînées.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
La faim fait rêver les grands loups moroses ;
La rivière court, le nuage fuit ;
Derrière la vitre où la lampe luit,
Les petits enfants ont des têtes roses.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
- Victor Hugo
dimanche 29 mai 2011
Le Chef se fait des ennemis
Notre proto-dictateur, Stephen Harper, était récemment à Deauville pour une rencontre du G8. L'Armée française avait donc envoyé des troupes d'élite se planquer dans les bois pendant les trois jours de la rencontre, pour assurer la sécurité des invités. Le jour du départ, tous les chefs d'état se tassent, sauf Harper, qui est resté à glander dans sa chambre d'hôtel pendant plusieurs heures. J'imagine qu'il se faisait faire des massages et des pédicures et finissait de vider le mini-bar aux frais du contribuable. En attendant, les bidasses qui assuraient sa sécurité étaient toujours planqués dans les bois, avec les scorpions, les scutigères, les sangliers, tout ça, ils en avaient trop marre et voulaient rentrer chez eux. On m'apprend de source sûre que du coup, l'Armée française lui voue maintenant une haine mortelle. Et pourtant, les français s'y connaissent en dirigeants crapuleux.
Donc vous voyez, c'est pas que moi... Il passe trois jours à l'étranger et il arrive à se mettre l'Armée française à dos. Et c'est dommage que les pauvres gars aient dû se donner tant de mal pour s'assurer qu'il nous revienne, parce qu'on n'aurait pas été trop tristes de ne pas le revoir.
Donc vous voyez, c'est pas que moi... Il passe trois jours à l'étranger et il arrive à se mettre l'Armée française à dos. Et c'est dommage que les pauvres gars aient dû se donner tant de mal pour s'assurer qu'il nous revienne, parce qu'on n'aurait pas été trop tristes de ne pas le revoir.
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