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jeudi 25 juillet 2013

Aussi, des oiseaux

Une des grandes découvertes que j'attendais de faire à Winnipeg c'est celle des espèces d'oiseaux inconnues. Inconnues par moi, j'entends. Et là j'ai pas trop eu le temps, pis avec ma chienne qui vieillit, on n'ira pas bein bein loin jusqu'à temps que j'aie mon bicycle, pis je viens de m'apercevoir que ça faisait deux mois que j'avais pas déchargé mon appareil-photo. J'ai néanmoins déjà ajouté 8 espèces à ma collection, dont:

Oiseau nº116, la marouette de Caroline. C'est poétique.

mardi 17 juillet 2012

Archives

J'ai pas trop le temps de m'occuper de photographie en ce moment, mais je me suis mis en tête de classer des photos qui languissaient depuis l'été dernier, quand mon manque de motivation était presque aussi mauvais qu'aujourd'hui, et j'en ai trouvé des pas trop mal. Donc :



dimanche 27 mai 2012

Paruline jaune se baignant





Un de ces oiseaux impossibles à photographier, comme la mésange à tête noire ou le bihoreau gris. Donc maintenant que je l'ai réussi, on ne m'y prendra plus.

Le bonheur est dans le pré



Enfin je m'entends... En fait c'est un vol de pluviers bronzés, mais c'est un peu la même chose. Le pluvier bronzé est un oiseau merveilleux, aussi charmant à l'oreille qu'à l'œil, vif et gracieux. Par contre il est farouche et ne vient chez nous que de passage sur sa migration printanière, donc il faut en profiter pendant qu'il y est.

lundi 21 mai 2012

Oiseau n°111 et 112 : bruant lapon et alouette hausse-col

2012-05-21 13:06

J'ai dû laisser le n°110 pour ceci une espèce d'oie qui m'échappe depuis des semaines, photographiquement parlant. Je sais que ce sont des oies par leurs voix et leur taille par rapport à un canard. Mais ce ne sont pas des outardes, car elles n'en ont ni la forme, ni la couleur, ni la formation précise en V. Et ce ne sont pas des oies de Ross ou des oies des neiges, car elles sont toutes de couleur sombre. Ça me laisse deux choix : oie rieuse ou bernache cravant. L'ennui c'est que les bernaches migrent sur la côte ouest, et les oies rieuses volent haut et en V, donc ni les unes ni les autres ne conviennent. Et comme je n'ai pas réussi à prendre de photo et qu'il semble qu'elles aient maintenant fini de passer, ça va continuer à me tracasser.

Enfin bon. Faute d'oies, je chasse les moineaux. Donc pendant des jours, je suivais ceci :


Un vol de... Quoi ? Gerfauts hors du charnier natal ? Non, certainement pas. De loin, dans l'objectif, je ne les reconnaissais pas du tout, et puis l'un d'entre eux à bien voulu poser, comme ceci :


Alors ça, tout de suite je sais que je l'ai vu dans le livre. Ouais, génial, un nouvel oiseau ! Encore a-t-il fallu le trouver. Je me doutais bien qu'il serait parmi les moineaux, mais sur la table des moineaux, l'auteur a mis un dessin de la femelle, pas du mâle. Malin, lui... Ça m'a pris... bin, pas des heures, mais un grand nombre de minutes de le trouver, le bruant lapon. Mais ensuite quand j'ai regardé de nouveau les photos du vol entier, j'ai vu ceci :


Celui-ci, qui est de profile, n'a pas l'allure d'un bruant lapon. Heureusement que les bons guides d'oiseaux te disent quelles espèces ont tendance à se fréquenter. Le bruant lapon est souvent en compagnie du bruant des neiges et de l'alouette hausse-col. En effet, je vois un bruant des neiges dans une des photos, mais celui-ci, de toute évidence, ça n'en est pas un, donc je tourne la page à l'alouette hausse-col, et en effet, c'est ça. Ouah, c'est chanceux, deux nouveaux oiseaux d'un coup !

Maintenant si je résout mon problème d'oie, tout baignera dans l'huile.

Hein ?


Euh... Qu'en dire? Dans un sens, c'est un coup de bol incroyable, cette photo, surtout avec le maudit autofocus de mon appareil. Mais, d'un autre côté, je pense pas qu'on va se précipiter pour me l'acheter. Enfin. C'est une paruline à croupion jaune. Voilà, vous savez tout.

dimanche 22 avril 2012

Bec-croisé bifascié

C'est le printemps !

Les goélands sont arrivés jeudi soir. Vendredi matin ils étaient sur tous les lampadaires, et les villageois souriaient et se saluaient cordialement. Les goélands ne sont pas les premiers oiseaux du printemps, mais comme ils sont de loin les plus bruyants et les moins farouches, tout le monde les reconnait.

jeudi 19 avril 2012

Oiseau n°108 : épervier brun

Les outardes sont arrivées ce matin, les pommes de terres sont en fleur, et c'est enfin la saison des oiseaux. Peu d'espoir d'aller vivre des aventures folles dans le sud cet été, mais bon, j'ai rencontré ce matin un nouvel oiseau – c'est toujours ça de pris.
Bin oui, elle est floue, mais c'est comme d'habitude : de loin, entre les branches, et tôt le matin quand la lumière est mauvaise. Je vous l'ai sans doute déjà dit, et tout photographe animalier le confirmera : les oiseaux diurnes sortent au lever du soleil, la lumière est donc généralement difficile quand on fait des rencontres intéressantes. D'autre part, les lapins sortent de leurs terriers, alors j'espère revoir nos renards de l'an passé.

Contrejour

samedi 29 octobre 2011

Petit-déjeuner avec aigle

On me demande souvent pourquoi j'habite dans un trou perdu comme Hay River où "il ne se passe jamais rien."

Bon.


Ça, c'est la vue de mon balcon, ou de ma cuisine puisqu'elle donne sur le balcon. Pas intéressant? Bon, mais voyez le détail:


Toujours rien d'intéressant?


Si, là, vous voyez bien, il y a un point blanc.


Chef-d'œuvre du zoom énorme avec peu de lumière: un pygargue à tête blanche complètement flou. J'aurais pu mettre le trépied, mais il est dans la voiture depuis mai à attendre qu'on parte pour Rocanville. Tien, il faudrait peut-être que je le récupère, pendant que j'y suis.

Enfin, bon, voilà, il ne se passe peut-être "jamais rien", mais n'empêche que moi je prends mon petit-déjeuner avec un pygargue à tête blanche, alors, hein, bon.

Cardinal à poitrine rose dans un merisier de Virginie


Le cardinal à poitrine rose n'est pas exactement un oiseau rare, mais ce n'est que la deuxième fois de ma vie que je l'ai vu. J'imagine que son territoire normal est ailleurs. Ici il est dans un merisier de Virginie. Je vous le dis parce que ça explique pourquoi j'ai trois merisiers sur mon balcon. Ils ont germé ce printemps, donc ils ne font pas encore de baies, mais les oiseaux ne perdent rien pour attendre... Quand j'aurai trois arbres avec des baies sur mon balcon, je n'aurai qu'à m'assoir peinardement et les laisser venir.

Le bruant des neiges


Le bruant des neiges est un animal mythique pour le photographe car il bouge très vite et est très camouflé. Mais la semaine dernière, ils se sont abattus sur la ville comme des cailles dans le désert, pour se ravitailler avant de continuer leur migration. Les gens d'ici sont des porcs, il y a des ordures partout, donc tous les animaux trouvent facilement à manger. Celui-ci, comme le tamia, profite du jardin de mon propriétaire, et pour une fois, le zoom m'a bien servie. Bon, l'autofocus, c'est toujours pas génial, mais on peut pas tout avoir dans la vie.

Il y en a eu un autre qui est venu se poser sur mon balcon alors que je balayais, à moins de deux pieds de moi, et m'a regardée d'un air amical, mais bien sûr, dans ces cas-là, on n'a jamais l'appareil sous la main. J'ai mis la mangeoire à oiseaux bien en évidence, espérant qu'il y reviendrait, mais je ne l'ai jamais revu. Comme d'habitude, il ne vient que mon corbeau, Chicken, et lui préfère les croquettes pour chien.

Enfin bon, j'ai réussi un bruant, c'est déjà ça.

lundi 4 juillet 2011

Où sont les oiseaux ?


Vous avez peut-être remarqué qu'à part les hiboux, je n'ai plus d'oiseaux depuis quelque temps. Et en voilà la raison : ils sont sur leurs nids. Au printemps, c'est la saison des amours, tout le monde veut être vu et entendu, et il n'y a pas de feuilles aux arbres, donc c'est très facile de les trouver. Mais une fois qu'ils pondent leurs œufs, ils ne veulent pas attirer l'attention des prédateurs, et deviennent invisibles. De plus, le sous-bois où je me promène à Hay River est très dru cette année. La ville fait débroussailler de temps à autre, mais je crois que la dernière fois était à l'automne 2007. Alors c'est plus haut que moi par endroits, et on entend les créatures s'affairer en dessous mais on ne les voit pas.

Cet oiseau, vous voyez bien, c'est un merle d'Amérique, mais je ne lui en veux pas, parce qu'il m'a donné une jolie photo. Je l'ai trouvé complètement par accident alors que je cherchais une guêpe que j'ai découverte hier. Elle était perchée sur une tige que s'agitait follement dans le vent, alors je n'ai pas réussi à la mettre au point. J'aurais pu tenir la tige d'une main et l'appareil de l'autre, mais ça aurait risqué de lui faire peur. Et même si elle n'avait pas peur de moi, moi j'avais peur d'elle, parce que de me faire piquer par une guêpe de 2.5 cm de long, ça me tente pas trop. Alors maintenant, je la cherche. Au début je pensais qu'il suffirait de trouver son nid, mais j'ai appris depuis que c'est une espèce solitaire, il n'y aura donc pas de nid classique en papier. Alors trouver une guêpe solitaire dans les sous-bois drus... je dois vraiment être en train de devenir une femme à chats.

dimanche 26 juin 2011

Le retour des grands-ducs

Je n'avais pas vu mes grands-ducs depuis le 16 juin, car dans la nuit, les petits ont quitté le nid. Selon la coutume des grands-ducs, ils ont dû sauter de l'arbre avant de savoir voler. Ils se sont ensuite rendus à pied vers un site plus abrité sur la berge. J'ai pas mesuré la distance, mais pour un poussin de grand-duc, c'est pas mal crapahuté.

Bon. Je les ai vite repérés à l'oreille, mais ils étaient bien cachés, et je n'ai pas jugé nécessaire d'aller les achaler, au contraire du « photographe animalier professionnel » qui travaille à la bibliothèque et m'énerve énormément avec ses prétentions de tout savoir et ses habitudes d'appâter les oiseaux et de les harceler sur leurs nids, ce qui est très mal vu par les observateurs d'oiseaux consciencieux. Enfin bon, passons.

Donc, j'entendais les poussins dans les broussailles, puis aujourd'hui, passant comme de coutume avec le chien, j'en ai trouvé un sur une branche, comme ceci :


A part la couleur navrante du ciel, surexposé une fois de plus puisque l'oiseau est dans l'ombre, c'est peut-être ma meilleure photo de grand-duc à ce jour. Celui-ci c'est l'aîné. Je l'appelle Bébé Sportif. On dirait qu'il a déjà presque fini de muer. Je ne pense pas qu'il sache encore voler, car il y a deux ans, les poussins n'y ont réussi que début août. Mais les grands-ducs grimpent très bien, c'est d'ailleurs très marrant à regarder. Alors quand ils apprennent à voler, ils sautent, tombent, se rattrapent à une branche, et ainsi de suite jusqu'au sol. Puis ils grimpent de nouveau à l'arbre et ils recommencent.

Ce soir, on repasse au même endroit puisque nous faisons la même promenade trois fois par jour, et je trouve ceci :


Un horrible mutant à deux corps et une tête ! Nan, je rigole. Bébé Sportif a la tête rentrée dans les épaules et cachée derrière les feuilles. Celui qui fait face, là, c'est le plus jeune, Bébé Grincheux. Je note en passant que Bébé Sportif s'intéresse beaucoup à moi, ce qui n'est pas l'habitude des grands-ducs. En général, soit ils regardent le chien, soit ils ne s'intéressent pas du tout. Alors que lui, il arrête toujours ce qu'il fait pour me regarder avec ses yeux tout écarquillés. Et comme il a moins de noir sur la face que la plupart de son espèce, il a l'air très amical. J'espère que c'est juste une phase adolescente, car s'il s'intéresse aux humains, il va vite s'attirer des misères.


Détail des griffes... Pas net, mais impressionnant !

lundi 13 juin 2011

Le sucre dans le lait chaud


Comme disait Coluche, « Dieu, c'est comme le sucre dans le lait chaud, il est partout et on ne le voit pas, et plus on le cherche et moins on le trouve. » Bin le grand-duc, c'est pareil. Il est toujours là, ou dans ce cas, elle est toujours là, car ceci est la femelle, qui peut enfin quitter le nid. Les parents vont rester dans les parages et nourrir les petits jusqu'à fin juillet, mais ils sont très camouflés, alors que les petits sont faciles à voir. Donc le grand-duc, c'est comme le sucre dans le lait chaud, il est partout et on ne le voit pas... et c'est vrai que plus on le cherche, en général, moins on le trouve; on ne le voit que par hasard, parce qu'il bouge ou appelle.

dimanche 12 juin 2011

Martin-pêcheur d'Amérique


Il s'éloignait de plus en plus, c'est le seul moment où j'ai pu avoir un angle avant qu'il ne disparaisse. Même avec mon gros zoom. Ceci est la taille originale, je l'ai juste découpé à 640x480. Et pourtant, c'est à ce jour ma meilleure photo de cette espèce. C'est un des avantages de ce sport, quoiqu'on fasse, on peut toujours encore s'améliorer.